Préparer un voyage Montréal New York en autotour, c’est un peu passer d’un monde à un autre en une seule route. D’un côté, une métropole francophone, structurée et plutôt calme, avec ses quartiers résidentiels, ses cafés de quartier et son Vieux-Port ; de l’autre, New York, ville-monde, verticale, dense, bruyante, qui ne dort jamais. Entre les deux, près de 600 km de routes nord-américaines, des postes-frontières, des lacs, des forêts, des petites villes états-uniennes, et une série de décisions logistiques à prendre avant de partir. Dans la pratique, un tel voyage ne s’improvise pas, surtout si vous voulez éviter les mauvaises surprises de visa, de location de voiture ou de circulation dans Manhattan.
Sur Autotours.fr, l’objectif est de transformer une envie vague – “faire un road trip entre Montréal et New York” – en un itinéraire concret, réalisable, adapté à votre budget et à votre façon de voyager. Ici, pas de grandes phrases lyriques sur la “magie de la route”, mais des retours d’expérience détaillés : quelles sont les options pour traverser la frontière, comment organiser votre départ, combien de jours prévoir sur place, quels itinéraires privilégier selon que vous voyagez en été ou en hiver, ou encore comment optimiser vos visites à New York sans perdre des heures dans les transports.
Ce guide va donc passer en revue les aspects essentiels d’un voyage Montréal New York en autotour : choix de l’itinéraire, durée, démarches administratives (visa et ESTA), location de voiture, budget, périodes les plus pertinentes pour vous, et un exemple d’itinéraire jour par jour. L’idée est simple : à la fin de votre lecture, vous aurez une vision claire des options qui s’offrent à vous pour construire votre propre road trip, avec des repères concrets et des points de vigilance tirés du terrain.
Choisir son itinéraire entre Montréal et New York : options, durées et rythmes de voyage
Avant de réserver quoi que ce soit, la première question à vous poser est : quel type de voyage Montréal New York voulez-vous faire ? Un simple trajet aller-retour entre les deux villes, ou un véritable circuit avec plusieurs étapes aux États-Unis et au Canada ? Votre réponse va conditionner la durée, le budget, le choix de la voiture, ou même votre point de départ et d’arrivée.
La route la plus directe entre Montréal et New York passe généralement par l’autoroute 15 côté Québec, qui devient l’Interstate 87 côté États-Unis. En théorie, sans arrêt ni circulation, le trajet se fait en 6 à 7 heures de route. En pratique, avec le passage à la frontière, une ou deux pauses, et un minimum de marge de sécurité, comptez plutôt une journée entière de déplacement pour un départ de Montréal dans la matinée et une arrivée à New York en fin d’après-midi.
Pour un voyage orienté “efficacité”, un scénario courant consiste à prévoir :
- Un jour de départ de Montréal, avec arrivée dans la région d’Albany ou de la Hudson Valley pour couper la route.
- Un second jour de route plus court, avec arrivée à New York en début d’après-midi, installation à l’hébergement et première visite de quartier.
- 3 à 5 jours complets à New York pour vos visites (Central Park, Times Square, Brooklyn, musées, etc.).
- Retour direct ou avec une nouvelle étape aux États-Unis ou au Québec.
Si votre objectif n’est pas uniquement New York, mais un vrai voyage en autotour, vous pouvez intégrer d’autres points d’intérêt dans votre programme : la région des Adirondacks, la Hudson Valley, voire un détour par Boston ou par la côte atlantique si vous disposez de plus de temps. Dans ce cas, votre voyage prendra plutôt la forme d’une boucle États-Unis / Canada de 10 à 14 jours, avec plusieurs jours de route et plusieurs jours d’arrêts urbains ou nature.
Autre élément à prendre en compte : la saison. En hiver, les conditions de circulation entre Montréal et New York peuvent être nettement plus difficiles, surtout dans le nord de l’État de New York (neige, verglas, visibilité réduite). Le trajet reste tout à fait faisable, mais il vous faudra anticiper davantage : pneus adaptés, marges de temps plus larges, horaires de départ ajustés pour éviter de conduire de nuit. En été, le risque principal est moins la météo que le trafic, notamment lors des grands week-ends américains (Memorial Day, 4 juillet, Labor Day) et des grandes vacances scolaires.
Pour une première expérience de voyage entre Montréal et New York, une durée de 7 à 10 jours est un bon compromis : cela vous laisse le temps d’organiser votre départ, d’inclure au moins une étape à l’aller, puis de rester plusieurs jours dans New York sans avoir l’impression de courir. Au-delà, vous pouvez enrichir votre itinéraire avec d’autres villes (Philadelphie, Boston) ou des zones plus rurales (parcs nationaux et régions de lacs) pour transformer ce simple trajet en véritable road trip nord-américain.
Formalités, visa, ESTA et passage de frontière : ce qu’il faut absolument vérifier avant de partir
Un voyage Montréal New York implique forcément un passage de frontière entre le Canada (dont fait partie le Québec) et les États-Unis. Même si la distance est relativement courte, les règles d’immigration états-uniennes restent strictes. Avant votre départ, vous devez donc vérifier votre situation administrative en fonction de votre nationalité, de votre type de séjour et du lieu de résidence.
Pour la plupart des voyageurs européens (France, Belgique, Suisse, etc.) arrivant par voie terrestre depuis Montréal, l’autorisation classique n’est pas le visa touristique, mais le formulaire I-94W, associé au programme d’exemption de visa (Visa Waiver Program). À la frontière, vous devrez présenter un passeport biométrique valide et remplir les formalités requises par les officiers américains. Les frais sont généralement modestes, mais prévoyez du liquide ou une carte bancaire pour régler sur place. Le processus inclut prise d’empreintes, photo et questions de base sur votre séjour (où vous allez, pour combien de temps, où vous logerez à New York).
Attention à ne pas confondre ESTA et passage terrestre. L’ESTA est principalement utilisé pour les arrivées par avion ou par bateau. Si vous avez l’intention de faire un vol direct vers New York ou un autre point d’entrée aux États-Unis avant de remonter à Montréal, alors il vous faudra probablement une ESTA validée avant le départ. En revanche, si votre voyage Montréal New York se fait uniquement par la route, c’est le contrôle à la frontière qui prime. Dans tous les cas, il est fortement recommandé de vérifier la réglementation à jour sur le site officiel du gouvernement américain avant votre départ, car les règles peuvent évoluer.
Pour les résidents permanents au Canada, les règles peuvent être différentes, notamment si vous possédez une carte de résident permanent ou un autre type de statut. Là encore, le bon réflexe est de vérifier les informations officielles et, en cas de doute, de contacter le consulat ou l’ambassade des États-Unis au Canada. Ne partez jamais en supposant que “ça passera sûrement” : un refus d’entrée peut ruiner un voyage entier, et dans certains cas, vous obliger à rentrer immédiatement vers Montréal.
Au-delà du volet visa, pensez également aux contraintes liées à votre véhicule. Si vous louez une voiture à Montréal pour votre voyage vers New York, vous devez vérifier avec l’agence de location que le passage de frontière vers les États-Unis est autorisé. La plupart des grands loueurs l’acceptent, mais parfois avec des frais supplémentaires ou des restrictions sur certains modèles. Demandez une confirmation écrite, l’idéal étant de l’avoir en français et en anglais dans votre contrat. En cas de contrôle, vous éviterez ainsi les discussions inutiles.
En pratique, voici quelques points à contrôler avant votre départ :
- Validité de votre passeport (6 mois de validité conseillés au moment de votre voyage).
- Type d’autorisation nécessaire (visa, ESTA, programme d’exemption de visa, I-94W).
- Durée maximale de séjour autorisée aux États-Unis (en général 90 jours sous Visa Waiver Program).
- Conditions d’assurance auto (couverture au Canada et aux États-Unis, franchises, assistance).
- Document de location de voiture mentionnant explicitement l’autorisation de circuler dans les deux pays.
Le jour du passage de frontière, organisez-vous pour que tous les documents soient facilement accessibles : passeports pour chaque voyageur, réservation d’hébergement à New York, preuve d’assurance, contrat de location. Prévoir aussi un peu de temps dans votre programme : selon l’heure, la saison et le poste-frontière utilisé, l’attente peut aller de quelques minutes à plus d’une heure, surtout en période de forte affluence. C’est un paramètre à intégrer dans votre planning de voyage pour éviter de rouler de nuit de manière imprévue.
Transport, location de voiture et options d’itinéraires : bien organiser votre route
Dans un voyage Montréal New York orienté autotour, la voiture est au cœur du dispositif. Même si des options alternatives existent (bus, train, avion), le road trip vous donne la liberté de gérer vos horaires, vos pauses, vos détours, et de profiter des paysages entre le Canada et les États-Unis. Mais pour que ce soit un vrai plus, et pas une source de stress, l’organisation doit être rigoureuse.
Si vous venez d’Europe, une option fréquente consiste à atterrir à Montréal, à récupérer une voiture de location directement à l’aéroport, puis à démarrer votre circuit en direction de New York. Dans ce cas, pensez à comparer les prix entre les agences situées à l’aéroport et celles qui se trouvent en ville : parfois, il peut être plus économique de passer une première nuit à Montréal, de récupérer votre voiture le lendemain, puis de prendre la route. Selon la durée de votre séjour à New York, il peut aussi être rentable de rendre la voiture à votre arrivée à New York, surtout si vous n’avez pas prévu de sortir de la ville pendant quelques jours, car le stationnement y est coûteux et contraignant.
Pour ceux qui résident déjà au Québec, la donne est un peu différente : vous pouvez utiliser votre propre véhicule pour ce voyage. Dans ce cas, le point clé est la vérification de votre assurance auto et de votre couverture aux États-Unis. Contactez votre assureur avant le départ pour confirmer que votre contrat est valide dans l’État de New York, et demandez éventuellement une attestation en anglais. Si vous comptez faire plus de kilomètres que d’habitude sur une courte période, prévoyez aussi une révision de base (pression des pneus, freins, niveaux).
Côté itinéraires, la route directe via l’A-15 et l’I-87 reste la plus logique pour un trajet rapide. Cependant, si vous avez le temps, vous pouvez intégrer des variantes :
- Une étape dans les Adirondacks pour ajouter une dimension nature à votre voyage, avec randonnées et lacs.
- Un arrêt dans la Hudson Valley, région viticole et agricole avec plusieurs petites villes agréables à visiter.
- Un détour par Albany, capitale de l’État de New York, pour une coupure urbaine avant l’arrivée dans la grande métropole.
Pour naviguer, misez sur une combinaison GPS / application mobile (Google Maps, Waze). Mais ne vous reposez pas uniquement sur votre smartphone : en zone rurale, la couverture réseau peut être inégale, surtout dans certaines parties des Adirondacks. Avoir une carte routière papier ou un itinéraire téléchargé hors-ligne dans votre téléphone est une sécurité utile. C’est un détail, mais dans un voyage en autotour, ce genre de préparation vous évite bien des pertes de temps.
Pour le départ, mon expérience m’amène à recommander un départ tôt dans la matinée depuis Montréal, surtout si vous voyagez avec des enfants ou si vous n’êtes pas habitué aux longs trajets. Partez après avoir pris un bon petit-déjeuner, prévoyez de quoi manger dans la voiture ou faites une grande pause déjeuner après la frontière. Idéalement, arrivez à votre point d’étape (ou à New York si vous faites le trajet d’une traite) avant la tombée de la nuit, pour éviter de devoir chercher votre hébergement dans la circulation new-yorkaise aux heures de pointe.
Enfin, notez que dans New York même, l’utilisation d’une voiture n’est ni la plus simple, ni la plus rentable. Le stationnement peut facilement coûter 40 à 60 dollars par jour dans Manhattan, et la circulation est dense. Une stratégie efficace consiste à :
- Entrer dans la ville, déposer vos bagages à votre hébergement.
- Rendre la voiture de location à une agence située à Manhattan ou dans un quartier proche.
- Utiliser ensuite les transports en commun (métro, bus) pour vos visites dans la ville.
À la fin de votre séjour, si votre voyage prévoit un retour par la route vers Montréal, vous pouvez louer un autre véhicule pour la remontée, ou récupérer celui que vous auriez laissé en stationnement longue durée hors de la ville, mais cette dernière option est souvent moins intéressante financièrement.
Budget, coûts et périodes idéales pour un voyage Montréal New York en autotour
Pour préparer efficacement votre voyage Montréal New York, il est important d’avoir une idée assez précise des coûts. Comme souvent en Amérique du Nord, ce sont les postes logement et transport qui pèsent le plus lourd, surtout à New York. Un budget réaliste vous aidera à arbitrer entre durée du séjour, type d’hébergement, nombre de visites payantes et rythme global des journées.
Côté transport, il faut distinguer plusieurs éléments :
- Location de voiture (si vous ne partez pas avec votre propre véhicule) : selon la saison et le type de véhicule, comptez en général entre 40 et 90 € par jour, hors assurance complémentaire. Les prix augmentent en haute saison (été, fêtes de fin d’année).
- Carburant : entre Montréal et New York, prévoyez environ 600 km à l’aller, autant au retour. Avec quelques détours, vous pouvez facilement atteindre 1500 km sur l’ensemble du voyage. À 8-10 L/100 km, cela donne une estimation réaliste de votre budget essence.
- Péages et parking : certains tronçons d’autoroute et surtout les ponts/tunnels autour de New York peuvent être payants. Ajoutez à cela le stationnement sur place (hôtel avec parking ou parking public), en particulier si vous gardez la voiture en ville.
Pour le logement, la différence de prix entre le Canada (Montréal et ses environs) et New York est nette. En dehors des périodes très chargées, il est souvent possible de trouver à Montréal une chambre correcte dès 80 à 120 € la nuit pour deux personnes. À New York, en revanche, même les hôtels basiques de Manhattan tournent plutôt autour de 180 à 250 € la nuit, voire plus selon le quartier et le moment de l’année. Brooklyn ou le Queens permettent parfois de réduire un peu la facture, au prix de temps de trajet quotidiens un peu plus longs pour vos visites.
Pour les repas, l’écart Canada / États-Unis est moins marqué, mais New York offre une telle densité de restaurants, de food courts et de street food que la tentation de multiplier les repas à l’extérieur est forte. Pour vous situer, un budget raisonnable par jour et par personne pourrait être :
- Petit-déjeuner : 5 à 10 € (ou inclus dans le prix de la chambre, notamment au Canada).
- Déjeuner simple : 10 à 15 € (sandwich, pizza, fast-food de qualité correcte).
- Dîner : 15 à 30 € selon le type de restaurant.
Cela reste une estimation, mais elle donne un ordre de grandeur pour planifier votre enveloppe globale. Si vous voulez réduire les coûts, choisir des hébergements avec kitchenette ou coin cuisine dans New York peut vous permettre de préparer certains repas vous-même.
Reste la question : quand partir ? Là encore, il n’y a pas de réponse unique, tout dépend de votre tolérance à la chaleur, au froid, à la foule et au budget. Certains paramètres objectifs peuvent néanmoins guider votre décision :
- Hiver (décembre à février) : atmosphère particulière à New York (fêtes, décorations, patinoires), mais risque élevé de neige et de verglas entre Montréal et New York. Les paysages sont beaux, mais la route demande plus de vigilance.
- Printemps (avril-mai) : climat plus doux, routes plus faciles, New York commence à se remplir, mais les températures restent agréables pour marcher en ville.
- Été (juin-août) : conditions de circulation en général bonnes, mais chaleur parfois lourde à New York, forte affluence touristique, prix de l’hébergement à la hausse.
- Automne (septembre-octobre) : probablement le meilleur compromis pour un voyage Montréal New York en autotour : couleurs spectaculaires en forêt (Adirondacks, région de l’État de New York), températures modérées, encore suffisamment de lumière pour profiter des journées.
Enfin, pensez aux visites payantes à New York : observatoires (Empire State Building, One World Observatory, Top of the Rock), musées, croisières, attractions diverses. Des pass touristiques existent et peuvent réduire les coûts si vous avez bien identifié vos priorités. Intégrer ces dépenses dès la phase de préparation vous évitera d’avoir à arbitrer sur place entre budget et envies de visite.
En combinant tous ces éléments – transport, hébergement, repas, visites – un budget hypothétique pour un voyage Montréal New York de 8 à 10 jours pour deux personnes peut varier fortement, mais se situe souvent dans une fourchette de 1800 à 3000 €, selon vos choix de confort, de saison et de nombre d’activités payantes. L’essentiel est de construire un budget cohérent avec vos priorités : mieux vaut un jour de moins avec un hébergement bien situé dans New York qu’une économie apparente qui vous obligera à passer votre temps dans les transports.
Programme type de voyage Montréal New York : exemple d’itinéraire jour par jour
Pour vous aider à visualiser votre futur voyage Montréal New York, voici un exemple d’itinéraire sur 9 jours, basé sur un rythme modéré et des journées équilibrées. Il ne s’agit pas d’un modèle rigide, mais d’une trame à adapter selon vos envies, votre période de départ et vos contraintes de budget.
Jour 1 – Départ de Montréal, passage de frontière et nuit aux États-Unis
Départ le matin de montréal avec votre véhicule (loué ou personnel). Vérifiez une dernière fois vos documents de voyage, votre réservation d’hébergement pour la nuit et votre itinéraire. Prenez l’autoroute 15 vers le sud, en direction du poste-frontière. Prévoyez une grande pause avant la douane pour vous organiser (passeports, contrat de location, éventuels documents liés à votre visa ou à l’exemption de visa). Après le passage de frontière, roulez tranquillement vers votre point d’étape, par exemple dans la région des Adirondacks ou vers Albany.
Jour 2 – Arrivée à New York et première prise de contact
Le matin, reprise de la route en direction de New York. Approchez de la ville en suivant les indications GPS, mais anticipez les bouchons à l’entrée de Manhattan. Si votre hébergement se situe à l’extérieur de Manhattan (par exemple dans le Queens ou à Brooklyn), adaptez votre trajet en conséquence. Une fois installés, restituez la voiture si vous avez choisi de ne pas la garder dans la ville. L’après-midi, concentrez-vous sur une visite légère : balade dans votre quartier, découverte de Times Square ou promenade dans Central Park, selon l’emplacement de votre logement et l’heure d’arrivée.
Jours 3 à 6 – Visites de New York
Quatre jours complets permettent une première découverte solide de New York. Évitez de surcharger vos journées en voulant tout voir, et organisez vos visites par zones géographiques :
- Une journée Midtown (Empire State Building, Bryant Park, Grand Central, 5th Avenue).
- Une journée Lower Manhattan (Statue de la Liberté / Ellis Island, Wall Street, One World Observatory, Brooklyn Bridge).
- Une journée Brooklyn (DUMBO, Brooklyn Heights, éventuellement Williamsburg) avec retour à Manhattan en fin de journée.
- Une journée plus culturelle (musées – MoMA, MET, Museum of Natural History – ou quartiers spécifiques comme Greenwich Village, Soho, Chelsea).
Intégrez quelques moments de respiration dans votre programme : s’asseoir dans un parc, observer la vie locale, profiter d’un café de quartier. Ce sont souvent ces temps plus calmes qui structurent le mieux votre expérience de voyage.
Jour 7 – Dernières visites et récupération de la voiture
Selon votre horaire de départ le lendemain et votre niveau de fatigue, profitez de cette journée pour cocher une ou deux visites que vous auriez mises de côté : un dernier musée, un quartier que vous n’avez pas eu le temps de parcourir, ou une simple journée plus cool. En fin de journée ou le matin suivant, récupérez votre véhicule de location (si vous avez choisi de le rendre à l’arrivée) ou reprenez celui que vous aviez laissé en dehors de la ville. Vérifiez une nouvelle fois votre itinéraire retour vers Montréal.
Jour 8 – Départ de New York et étape aux États-Unis
Quittez New York en milieu de matinée pour éviter les heures de pointe les plus denses. En remontant vers le nord, profitez-en pour faire une étape différente de l’aller : une nuit dans la Hudson Valley, par exemple, vous permettra de découvrir un autre visage de l’État de New York, plus rural et plus calme. C’est aussi une bonne façon de couper la route et de ne pas arriver épuisé à Montréal.
Jour 9 – Retour à Montréal
Dernier jour de route, passage de frontière dans l’autre sens, puis arrivée à Montréal en fin d’après-midi. Restitution de la voiture ou retour à votre domicile. C’est souvent à ce moment-là que vous pouvez faire un premier bilan de votre voyage : durée, rythme, budget, itinéraire. Ces éléments vous serviront pour préparer vos prochains circuits en autotour, que ce soit à nouveau entre le Canada et les États-Unis, ou dans d’autres régions.
Ce programme est volontairement équilibré, avec un départ et un retour progressifs, des journées de route raisonnables, et plusieurs jours pleins dans New York. Libre à vous de le condenser à 7 jours (en réduisant les étapes ou la durée sur place) ou de l’étendre à 12 ou 14 jours, en ajoutant d’autres villes (Boston, Philadelphie) ou des zones nature (parcs, lacs, régions rurales) sur votre parcours. L’important est de garder une structure qui vous permette de rester dans un rythme soutenable, sans transformer votre voyage en course permanente.
Conseils pratiques, points de vigilance et erreurs fréquentes à éviter
Au-delà des grandes lignes du programme, un voyage Montréal New York réussi repose aussi sur une série de petits détails pratiques. Ce sont ces détails, souvent invisibles quand on prépare son voyage derrière un écran, qui font la différence entre un autotour fluide et un séjour rempli d’imprévus évitables.
Premier point : la préparation de votre véhicule. Que vous partiez avec votre propre voiture ou avec une location, prenez le temps de vérifier quelques éléments de base : état des pneus, fonctionnement des feux, présence du triangle de signalisation et du gilet (même s’ils ne sont pas exigés partout de la même manière qu’en Europe), pression des pneus adaptée à un long trajet chargé. Sur le site de votre loueur, ou lors de la prise en charge, inspectez la voiture pour noter les éventuelles rayures ou impacts existants et prenez des photos. Ce réflexe simple vous évitera des contestations à la restitution.
Deuxième point : la gestion de la navigation. La plupart des conducteurs s’appuient aujourd’hui sur leur smartphone pour se repérer, mais il est prudent de ne pas en dépendre à 100 %. Téléchargez vos cartes pour une utilisation hors connexion, et gardez une trace écrite ou imprimée de l’itinéraire principal (axes autoroutiers, noms des grandes villes-étapes). En cas de panne de batterie, de problème de réseau ou de souci avec l’adaptateur de voiture, vous aurez au moins un plan B pour vous orienter.
Troisième point : les règles de conduite et les habitudes locales. Au Canada comme aux États-Unis, la conduite est globalement disciplinée, mais quelques différences peuvent surprendre si vous n’êtes pas habitué :
- Les limitations de vitesse sont en miles par heure aux États-Unis (mph), contre km/h au Canada. Surveillez bien les panneaux après la frontière.
- Les feux rouges se trouvent souvent de l’autre côté de l’intersection, pas au niveau de la ligne d’arrêt.
- Dans de nombreux États américains, le “right turn on red” (tourner à droite au feu rouge après arrêt complet) est autorisé, sauf indication contraire. Renseignez-vous spécifiquement pour l’État de New York et respectez la signalisation locale.
Quatrième point : sécurité et gestion des effets personnels. Dans New York comme sur l’axe entre Montréal et New York, appliquez des règles de bon sens : ne laissez pas d’objets de valeur visibles dans la voiture, évitez les sacs ouverts dans les zones très fréquentées, et sécurisez vos documents de voyage (passeports, papiers du véhicule, attestations d’assurance). Un scan sauvegardé dans un cloud sécurisé peut être utile en cas de perte.
Cinquième point : adaptation de votre programme en fonction de votre énergie réelle sur place. Un itinéraire peut être très bien conçu sur le papier, mais se révéler trop dense une fois confronté à la fatigue liée à la route, au décalage horaire (si vous arrivez d’Europe) et aux longues journées de marche dans New York. Prévoyez consciemment des plages plus légères dans votre programme : une matinée libre, un après-midi consacré à un seul quartier sans enchaîner plusieurs visites, ou une soirée sans activité programmée. Ces marges vous permettront d’ajuster votre séjour sans devoir renoncer à des points forts importants.
Enfin, gardez à l’esprit que votre voyage Montréal New York est un projet évolutif : ce premier circuit vous permettra de tester votre façon de voyager en autotour entre le Canada et les États-Unis. Vous verrez ce qui vous convient le mieux : durée idéale des journées de route, temps souhaité en ville, tolérance personnelle à la conduite en environnement urbain dense, etc. C’est en vous confrontant réellement au terrain que vous affinerez vos préférences, et que vous pourrez, pour vos prochains voyages, ajuster votre manière d’organiser votre départ, vos étapes et vos visites.
En résumé, ce type de voyage combine deux dimensions : la technicité (visa, frontière, location, budget) et l’expérience concrète sur la route et dans les villes. En abordant la première de manière méthodique, en amont, vous libérez de l’espace mental pour profiter pleinement de la seconde une fois que vous serez entre Montréal et New York, sur l’autoroute, puis au cœur de Manhattan ou de Brooklyn. C’est cette combinaison entre préparation rigoureuse et flexibilité sur place qui fait, à long terme, la qualité de vos autotours au Canada, aux États-Unis, et ailleurs.

