dimanche 31 mai 2026

Organiser un autotour en Islande, c’est accepter de composer avec les éléments : le vent, la pluie, la glace, la lave et la mer font partie du décor, mais aussi des contraintes logistiques. Pour tirer parti de cette singularité, je vous propose 7 itinéraires thématiques inspirés par les éléments, que vous pouvez combiner ou adapter selon la durée de votre séjour et votre expérience de conduite.

Préparer son autotour en Islande : bases pratiques et sécurité

Quand partir pour un autotour en Islande ?

Le choix de la saison conditionne fortement votre itinéraire et votre style de voyage.

  • Été (juin à août) : journées très longues, routes dégagées, accès à la majorité des pistes. C’est la meilleure période pour un premier autotour et pour explorer plusieurs éléments (mer, feu, glace) sur un même séjour.
  • Demi-saison (mai et septembre) : moins de monde, météo plus incertaine, certaines routes secondaires peuvent rester fermées. Idéal si vous acceptez une dose d’imprévu et si vous ciblez quelques régions plutôt qu’un tour complet.
  • Hiver (octobre à avril) : routes parfois verglacées ou fermées, journée courte, conditions météo changeantes. À envisager uniquement si vous êtes à l’aise sur neige et glace, avec un itinéraire réduit et plus de marges dans le planning.

Choisir son véhicule pour un road trip islandais

La question revient souvent : faut-il un 4×4 pour un autotour en Islande ? Tout dépend de votre itinéraire et de la période.

  • Berline ou petit SUV 2 roues motrices : suffisant pour un itinéraire sur la route n°1 (le « Ring Road ») en été, avec des détours vers les sites majeurs (Cercle d’Or, lagunes glaciaires, fjords accessibles).
  • 4×4 obligatoire : si vous prévoyez d’emprunter les routes F (pistes de montagne vers les Hautes Terres, Landmannalaugar, Askja, etc.), de traverser des gués ou de rouler tôt au printemps et tard en automne.
  • Assurances : regardez en détail les exclusions (graviers, sable, cendres, bas de caisse). En Islande, les pare-brises fissurés et les impacts de gravier sont fréquents, surtout dès que l’on quitte l’asphalte.

Distances et rythme de conduite

Sur le papier, les distances semblent raisonnables. En pratique, le vent latéral, les pauses photos et les arrêts imprévus rallongent facilement les durées.

  • Comptez 60 à 70 km/h de moyenne réelle sur une journée avec arrêts, même si la vitesse autorisée est parfois plus élevée.
  • Évitez de planifier plus de 250 à 300 km par jour si vous souhaitez vraiment profiter des paysages et marcher un peu sur les sites.
  • Prévoyez toujours un plan B pour les jours où la météo devient trop mauvaise (tempête, visibilité réduite).

Essence, ravitaillement et hébergements

En dehors de Reykjavik et d’Akureyri, l’offre reste limitée et parfois concentrée dans quelques villages.

  • Carburant : faites le plein dès que le réservoir passe sous les 50 %, surtout dans l’Est, les fjords de l’Ouest et les Hautes Terres.
  • Courses : les supermarchés (Bonus, Netto, Kronan) sont surtout présents dans les grandes villes. Sur la route, on trouve surtout des petites supérettes plus chères.
  • Hébergements : réservez tôt en haute saison, surtout pour les guesthouses rurales et fermes. Beaucoup d’itinéraires ci-dessous supposent de dormir dans des zones peu denses.

Pour des exemples concrets d’itinéraires, de budgets et d’étapes, je détaille davantage ma méthode de préparation dans notre dossier complet dédié aux autotours et aux road trips, que vous pouvez utiliser comme base avant d’adapter les idées ci-dessous à votre propre séjour.

7 itinéraires thématiques d’autotours en Islande inspirés par les éléments

1. L’itinéraire du FEU : volcans, champs de lave et sources chaudes

Durée recommandée : 5 à 7 jours – Niveau de conduite : facile à intermédiaire selon les zones.

Cet itinéraire tourne autour de la péninsule de Reykjanes, du Sud islandais et, selon la saison, de quelques incursions vers des zones volcaniques plus isolées.

  • Jour 1 – Péninsule de Reykjanes : arrivée à Keflavik, récupération du véhicule, exploration des champs géothermiques de Seltún (Krýsuvík), falaises côtières, lac Kleifarvatn. Accès simple par route goudronnée.
  • Jour 2 – Reykjavik et zones géothermiques : visite de la capitale le matin, puis route vers Hveragerði, village thermal. Bains dans la rivière chaude Reykjadalur (randonnée), idéal si la météo est coopérative.
  • Jour 3 – Cercle d’Or volcanique : Þingvellir (faille tectonique), Geysir, chutes de Gullfoss. Ajoutez la zone géothermique de Kerið (cratère) pour rester dans la thématique du feu.
  • Jours 4-5 – Côte sud et champs de lave : route vers Vík, Dyrhólaey, plages de sable noir. À proximité, exploration des champs de lave d’Eldhraun, issus des éruptions cataclysmiques du passé.
  • Option 4×4 : si vous êtes équipés et en été, extension possible vers Landmannalaugar, haut lieu de randonnée volcanique aux montagnes multicolores.

Cet itinéraire privilégie les routes principales. Vous pouvez l’intégrer au début d’un tour complet de l’île en conservant 3 à 4 jours sur la zone Sud.

2. L’itinéraire de la GLACE : glaciers, lagunes et grottes bleutées

Durée recommandée : 4 à 6 jours – Niveau de conduite : facile, principalement sur la route n°1.

La côte sud-est concentre une grande partie des glaciers accessibles, avec des paysages très différents de ceux du reste du pays.

  • Jour 1 – Depuis Reykjavik vers Skaftafell : longues heures de route mais paysages très variés (plages, falaises, champs de lave). Arrivée dans la région du Vatnajökull.
  • Jour 2 – Parc national de Skaftafell : randonnées balisées vers les langues glaciaires, vues sur les crêtes enneigées. Possibilité de réserver une excursion guidée sur glacier.
  • Jour 3 – Lagune glaciaire de Jökulsárlón et Diamond Beach : les icebergs dérivent jusqu’à la mer, créant un contraste saisissant avec le sable noir. Excursions en bateau amphibie ou zodiac selon la saison.
  • Jour 4 – Fjallsárlón et zones plus calmes : alternative moins fréquentée à Jökulsárlón, ambiance tout aussi spectaculaire, avec davantage de possibilités de photos sans foule.
  • Hiver (option grottes de glace) : si vous voyagez entre novembre et mars, ajoutez une journée pour visiter une grotte de glace naturelle avec un guide certifié.

L’itinéraire de la glace peut facilement se combiner avec celui du feu, en prolongeant la côte sud jusqu’aux glaciers, avant de remonter vers l’Est ou de revenir vers Reykjavik.

3. L’itinéraire de l’EAU : chutes, fjords et littoral Atlantique

Durée recommandée : 7 à 10 jours – Niveau de conduite : intermédiaire, routes parfois étroites dans les fjords.

Ce circuit met l’accent sur les chutes d’eau (très nombreuses), les fjords de l’Est et les paysages maritimes.

  • Jours 1-2 – Sud-ouest et Cercle d’Or aquatique : Þingvellir (lac), Gullfoss, Brúarfoss (selon l’accès). Possibilité de débuter par Seljalandsfoss et Skógafoss si vous arrivez tôt.
  • Jour 3 – Côte sud vers Vík : Seljalandsfoss, Gljúfrabúi, Skógafoss. Chaque chute propose un profil différent (vue de derrière, puissance du débit, accès). Nuit vers Vík.
  • Jour 4 – De Vík à Höfn : points de vue sur la mer, falaises, plages et lagunes glaciaires. Premier contact avec la mer de glace qui rejoint l’océan.
  • Jours 5-6 – Fjords de l’Est : itinéraire sinueux entre les fjords, petits ports de pêche, villages isolés. Routes parfois lentes mais très photogéniques.
  • Jour 7 – Région du lac Mývatn (option) : pour prolonger la thématique de l’eau, Mývatn offre une multitude de zones humides, pseudo-cratères et bains naturels.

Cet itinéraire convient bien à ceux qui veulent éviter les pistes et qui apprécient les étapes fréquentes pour les photos et les petites balades, plutôt que de longues randonnées.

4. L’itinéraire de la TERRE : Highlands et pistes intérieures (pour conducteurs expérimentés)

Durée recommandée : 5 à 8 jours – Niveau de conduite : avancé, 4×4 obligatoire, saison estivale uniquement.

La terre, ici, renvoie aux Hautes Terres (Highlands), régions centrales désertiques, accessibles uniquement en été par des pistes non goudronnées, parfois avec passage de gués.

  • Jour 1 – Reykjavik à Hrauneyjar : base logique avant d’entrer dans les Highlands. Vérification de la météo et des conditions de piste (site officiel des routes islandaises).
  • Jour 2 – Piste vers Landmannalaugar : paysages de rhyolite, champs de cendre, bains chauds naturels. Plusieurs pistes d’accès existent, certaines avec gués (vérifiez bien votre assurance et les conditions).
  • Jour 3 – Randonnées à Landmannalaugar : circuits balisés de quelques heures (montagne Brennisteinsalda, Bláhnúkur) ou simples promenades si vous n’êtes pas équipé pour la grande randonnée.
  • Jour 4 – Vers le désert de Sprengisandur (option) : longue traversée très isolée, uniquement pour conducteurs à l’aise en tout-terrain et bien équipés. Sinon, restez dans la région de Landmannalaugar / Hekla.
  • Jour 5 – Retour vers le Sud ou continuation vers le Nord : selon le temps restant, vous pouvez rejoindre la route n°1 pour poursuivre un tour de l’île.

Ce type d’itinéraire demande plus de préparation : marge de carburant, météo consultée tous les jours, respect strict des fermetures de routes. Ne jamais sortir des pistes balisées.

5. L’itinéraire de l’AIR : panoramas, falaises et observation des oiseaux

Durée recommandée : 4 à 6 jours – Niveau de conduite : facile à intermédiaire, en fonction des péninsules choisies.

« Air » ici fait référence aux grands espaces ouverts, aux vues d’altitude et aux falaises peuplées d’oiseaux marins.

  • Péninsule de Snæfellsnes (2-3 jours) : combinaison de falaises, vues sur le glacier Snæfellsjökull, plages de galets et villages de pêcheurs. Routes globalement bonnes, quelques pistes carrossables.
  • Falaises de Látrabjarg (fjords de l’Ouest) : l’un des meilleurs spots d’observation des macareux en saison. Route plus longue et plus isolée, certaines sections peuvent être en gravier.
  • Vogar, Dyrhólaey et autres falaises du Sud : accessibles depuis Vík, vues sur les arcs rocheux, falaises et formations basaltiques.
  • Observation des oiseaux : printemps et été sont les saisons les plus favorables. Prévoyez des jumelles et respectez les sentiers pour ne pas déranger les colonies.

Vous pouvez combiner Snæfellsnes avec un retour vers Reykjavik en 4 à 5 jours, en ajoutant des points de vue panoramiques sur la côte Ouest.

6. L’itinéraire de la NUIT : aurores boréales et ciels sombres

Durée recommandée : 3 à 5 jours – Niveau de conduite : intermédiaire, conditions hivernales possibles.

Ce circuit est à envisager entre septembre et mars, lorsque les nuits sont suffisamment longues pour observer les aurores, en combinant quelques étapes accessibles en hiver.

  • Base autour de Reykjavik ou du Cercle d’Or : vous pouvez rayonner à partir d’un hébergement fixe (par exemple dans la campagne proche de Selfoss ou Hveragerði) pour limiter les trajets sur route en pleine nuit.
  • Jours 1-3 – Sites diurnes : visites classiques (Þingvellir, Geysir, Gullfoss, côte sud jusqu’à Vík si les routes sont bonnes). Surveillance des prévisions d’aurores (indice Kp) et de la couverture nuageuse.
  • Soirées – Chasse aux aurores : déplacement sur 20 à 50 km maximum hors des lumières, pour trouver un ciel dégagé. Prévoyez vêtements très chauds, trépied si vous faites de la photo, thermos.
  • Règle de sécurité : si le vent est très fort ou la neige abondante, mieux vaut renoncer à la sortie nocturne et rester à l’hébergement. La route sera encore là le lendemain.

Un autotour axé sur la nuit demande de la flexibilité : ne bloquez pas vos soirées avec d’autres activités, afin de pouvoir saisir les fenêtres météo favorables.

7. L’itinéraire COMPLET : tour de l’île en 10 à 14 jours

Durée recommandée : 10 à 14 jours – Niveau de conduite : intermédiaire.

Si vous disposez de deux semaines, vous pouvez articuler un tour complet de l’Islande autour du Ring Road, en intégrant plusieurs des thématiques précédentes.

  • Jours 1-3 – Sud-ouest (feu et eau) : Reykjavik, Reykjanes, Cercle d’Or, premiers sites de la côte sud (chutes, plages noires).
  • Jours 4-5 – Glace (sud-est) : Skaftafell, Jökulsárlón, Diamond Beach, randonnées glaciaires possibles.
  • Jours 6-7 – Fjords de l’Est (eau et terre) : route sinueuse, villages côtiers, possibilités de petites randonnées en balcon.
  • Jours 8-9 – Nord (eau, feu et air) : région du lac Mývatn (zones géothermiques), chutes de Goðafoss, détour possible vers Húsavík pour l’observation des baleines.
  • Jours 10-11 – Péninsule de Tröllaskagi et Akureyri : vues montagneuses, petits villages de pêcheurs, passages de cols (selon saison).
  • Jours 12-13 – Retour vers l’Ouest : Snæfellsnes pour terminer sur un concentré de paysages très variés (falaises, sommets, plages, coulées de lave).

Avec 10 jours serrés, vous devrez réduire certains arrêts. Avec 14 jours, vous pouvez ajouter une incursion légère vers les Highlands (par une piste simple) ou multiplier les journées avec peu de trajets pour profiter des sites.

Conseils pratiques pour optimiser un autotour thématique en Islande

Combiner plusieurs thèmes sur un même voyage

Selon la durée de votre séjour, il est possible de regrouper certaines thématiques :

  • Voyage de 7 jours : privilégiez un duo « feu + glace » sur la côte sud, ou « eau + air » avec Cercle d’Or et Snæfellsnes.
  • Voyage de 10 jours : tour partiel de l’île (Sud, Est, Nord) en intégrant feu, glace, eau. Gardez l’option Highlands uniquement si les conditions sont optimales.
  • Voyage de 14 jours : tour complet avec ajout de quelques pistes secondaires, une journée de randonnée dans les Highlands et une soirée dédiée aux aurores si vous voyagez en saison.

Adapter le rythme à la météo islandaise

La météo peut bouleverser un planning trop serré. Pour chaque itinéraire, prévoyez :

  • 1 journée tampon tous les 5 à 7 jours, pour absorber une tempête ou un jour de pluie intense.
  • Des étapes modulables : par exemple, deux chutes d’eau au lieu de quatre, ou un bain chaud au lieu d’une longue randonnée.
  • Un suivi régulier des conditions : consultez les sites locaux pour la météo, l’état des routes et les éventuelles fermetures de sites.

Préparer l’équipement adapté aux éléments

Pour un autotour thématique en Islande, l’équipement conditionne votre confort autant que votre sécurité.

  • Feu (zones volcaniques) : bonnes chaussures de marche, coupe-vent, protection contre les vapeurs soufrées pour les personnes sensibles (simple masque si vous êtes incommodé).
  • Glace : vêtements chauds en couches, bonnet, gants, crampons légers pour les sentiers verglacés (hors glacier accompagné par un guide).
  • Eau : veste imperméable sérieuse, housse étanche ou sac de protection pour l’appareil photo, serviette et maillot pour les bains chauds.
  • Terre (Highlands) : pneus adaptés, roue de secours en état, carte hors ligne, bidon supplémentaire d’eau, trousse de secours.
  • Air (falaises, panoramas) : coupe-vent renforcé, bonnet, sangles pour fixer le trépied ou le sac sur les zones exposées au vent fort.
  • Nuit (aurores) : couches thermiques, lampe frontale à lumière rouge (pour ne pas éblouir), batterie externe pour le téléphone et l’appareil photo.

Budget, logistique et erreurs fréquentes en autotour islandais

Ordres de grandeur de budget

Les coûts varient selon la saison, le type de véhicule et le niveau de confort souhaité, mais pour un autotour d’une semaine pour deux personnes, vous pouvez prévoir :

  • Location de voiture : 400 à 900 € selon le modèle, la saison et les assurances choisies.
  • Carburant : 150 à 300 € pour un itinéraire classique sud + Cercle d’Or, plus si vous faites un tour complet de l’île.
  • Hébergements : 80 à 200 € la nuit pour deux en guesthouse ou petit hôtel, davantage pour des hébergements atypiques ou très isolés.
  • Activités : beaucoup de sites naturels sont gratuits, mais comptez des budgets pour les bains chauds payants, excursions sur glacier, sorties baleines ou grottes de glace.

Les itinéraires thématiques permettent d’optimiser ces coûts en limitant les allers-retours inutiles et en regroupant les activités par zone géographique.

Erreurs courantes à éviter en autotour en Islande

  • Sous-estimer les distances : vouloir faire le tour complet en 7 jours avec des détours nombreux conduit souvent à rouler trop et à peu profiter des arrêts.
  • Ignorer la météo : négliger un avis de tempête ou de vents violents peut mettre en danger, surtout sur les ponts et sections exposées.
  • Sortir des pistes : rouler hors des routes et pistes autorisées est interdit et lourdement sanctionné, en plus d’endommager un environnement très fragile.
  • Réserver les hébergements au dernier moment en haute saison : certains secteurs n’offrent que peu d’options, ce qui complique votre planification quotidienne.
  • Ne pas vérifier les fermetures saisonnières : certaines routes, pistes et sites n’ouvrent que tard au printemps ou ferment tôt à l’automne.

Construire son propre itinéraire à partir de ces 7 thèmes

Les 7 itinéraires proposés ne sont pas des programmes rigides, mais des trames modulaires. Pour les adapter à votre projet :

  • Listez vos priorités (glaciers, volcans, aurores, Highlands, observation des oiseaux, etc.).
  • Calquez votre durée de séjour sur 1 à 3 thématiques maximum si vous disposez de moins de 10 jours.
  • Repérez les zones de recoupement : par exemple, la côte sud permet déjà de combiner feu, glace et eau sans multiplier les longs trajets.
  • Gardez au moins une demi-journée libre tous les 3-4 jours pour coller aux réalités météo et aux imprévus positifs (spot découvert en route, recommandation locale, etc.).

En structurant votre autotour islandais autour des éléments, vous facilitez votre organisation tout en donnant une cohérence à votre voyage : chaque journée a un fil conducteur, ce qui aide à prioriser et à limiter les pertes de temps sur la route.

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