Quand on pense à un road trip, on imagine souvent les paysages, les routes panoramiques et les hébergements atypiques. Mais dans la réalité d’un voyage en autotour, une bonne partie des souvenirs se joue aussi… dans l’assiette. Parmi les découvertes culinaires les plus marquantes de mes itinérances en Amérique latine et dans les Caraïbes, les tostones tiennent une place à part. Ces rondelles de banane plantain frites, à la fois croustillantes et fondantes, se retrouvent dans presque toutes les îles des Caraïbes et dans une bonne partie de l’Amérique centrale et du Sud. Et elles sont parfaites pour accompagner un road trip, que vous voyagiez en voiture de location, en van aménagé ou en 4×4.
Si vous préparez un autotour à Cuba, en République dominicaine, en Colombie, au Costa Rica ou à Porto Rico, il y a de fortes chances que vous croisiez des tostones au moins une fois par jour. On les trouve dans les petits restos de bord de route, dans les paladares, sur les marchés, et même chez l’habitant. C’est l’un de ces plats simples, économiques et nourrissants qui structurent le quotidien local. Comprendre ce que sont les tostones, comment les commander, combien ça coûte, et même comment les faire vous-même dans une cuisine de location ou sur un réchaud de camping, peut vraiment enrichir votre expérience de voyage.
Dans cet article, je vais aborder les tostones non pas comme un chef, mais comme un voyageur qui a passé beaucoup de temps sur la route, à chercher où manger correctement sans exploser son budget ni perdre des heures à table. Vous trouverez une présentation claire de ce plat à base de banane plantain, des pistes concrètes pour en profiter pendant un road trip, ainsi qu’une recette détaillée pour pouvoir en préparer en autonomie, en quelques minutes, même avec du matériel limité. Objectif : que vous soyez capable, dans vos prochains autotours, de repérer les bons endroits pour goûter des tostones, de comprendre ce que vous commandez, et d’utiliser ce plat comme un allié pratique et économique pendant vos journées bien remplies.
Comprendre les tostones : origines, culture et vocabulaire utile en voyage
Avant de plonger dans la recette et les aspects pratiques, il est utile de bien comprendre ce que sont les tostones et dans quels contextes vous allez les rencontrer en voyage. Dans plusieurs pays, demander “des bananes frites” peut prêter à confusion : ce sont très souvent des bananes plantain, et non des bananes dessert. La banane plantain est plus ferme, moins sucrée, et se cuisine comme un légume. Les tostones sont l’une des recettes les plus répandues pour la mettre en valeur.
Dans l’immense majorité des cas, les tostones sont préparés avec des bananes plantain vertes, donc encore non mûres. Cela leur donne une texture ferme et un goût plutôt neutre, légèrement salé lorsqu’on les assaisonne. Ils servent d’accompagnement, comme pourrait l’être le riz, les frites ou le pain dans d’autres cultures. En road trip, c’est ce qui les rend intéressants : vous pouvez facilement les associer avec du poisson grillé sur une plage cubaine, du poulet rôti acheté dans un petit comedor de village, ou simplement avec un avocat, un peu de fromage et une sauce piquante pour un repas rapide dans votre hébergement.
Côté vocabulaire, il faut savoir que le mot “tostones” n’est pas universel, même si le principe de la recette reste voisin. Selon les pays et les îles, vous croiserez :
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Tostones : terme courant à Cuba, en République dominicaine, à Porto Rico, et dans plusieurs pays hispanophones.
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Patacones : nom très utilisé en Colombie, au Panama, au Costa Rica, en Équateur.
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Banane plantain frite ou “friture de bananes” : formulation parfois utilisée pour les touristes, notamment dans les menus traduits.
Durant un autotour, vous verrez souvent ces mots sur les ardoises ou menus de petites gargotes où s’arrêtent les routiers et les locaux. Quand vous préparez votre itinéraire, n’hésitez pas à repérer sur Google Maps ou Maps.me les “comedor”, “fonda”, “paladar” ou simples “cafeteria” : les tostones y sont presque systématiquement proposés pour accompagner un plat du jour. Pour quelques pesos ou quelques dollars, vous aurez un assiette copieuse avec riz, haricots, un morceau de viande ou de poisson, et une portion de bananes plantain frites.
Sur le plan culturel, les tostones font partie de ces préparations de base qui structurent l’alimentation de nombreux pays tropicaux. Quand vous discutez avec les habitants, vous vous rendrez vite compte que chacun a son avis sur la meilleure façon de faire : plus croustillant, plus épais, avec de l’ail pilé, avec une sauce, etc. C’est un sujet que vous pouvez utiliser pour engager la conversation, que ce soit avec un chauffeur de taxi, un hôte Airbnb ou un propriétaire de casa particular. En road trip, ces échanges informels sont souvent ceux qui débloquent de bonnes adresses, des tuyaux d’itinéraires ou des idées d’étapes auxquelles vous n’auriez pas pensé.
Enfin, pour éviter toute confusion dans les restaurants, retenez qu’un plat mentionnant simplement “plátano maduro” ou “banane mûre” décrira plutôt des tranches de bananes plantain bien mûres, sucrées, frites une seule fois. Ce n’est pas la même chose que les tostones, qui sont salés, dorés et passés deux fois dans l’huile. Si vous voulez retrouver la texture croustillante et l’usage comme accompagnement salé, cherchez bien le mot “tostones” ou “patacones” dans la carte.
Recette détaillée des tostones : de la cuisine familiale à la version road trip
Pour comprendre ce que vous avez dans l’assiette et, éventuellement, reproduire la recette lors de vos voyages, voici la méthode classique pour faire des tostones. Cette version est volontairement simple, pensée pour être réalisable dans une cuisine de location, un appartement Airbnb ou même dans un van équipé d’un simple réchaud et d’une petite poêle.
Ingrédients de base pour 2 à 3 personnes :
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2 à 3 bananes plantain vertes (surtout pas jaunes ou noires pour cette recette).
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Huile de friture (huile végétale neutre : tournesol, maïs, arachide selon ce que vous trouvez).
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Sel, et éventuellement ail, poivre ou épices.
Le principe de la recette se fait en deux cuissons. La première sert à attendrir la banane plantain, la seconde à la rendre croustillante. Concrètement, en voyage, prévoyez une vingtaine de minutes pour faire des tostones du début à la fin, vaisselle comprise, si vous êtes un minimum organisé. C’est compatible avec un rythme de road trip où l’on n’a pas envie de passer deux heures à cuisiner après une journée de route.
Étapes :
1. Préparer les bananes
Coupez les extrémités des bananes plantain, incisez la peau dans la longueur et retirez-la entièrement. La banane verte est plus ferme que la banane dessert, vous devrez peut-être aider avec la pointe du couteau. Ensuite, coupez les bananes en rondelles de 2 à 3 cm d’épaisseur. Plus c’est épais, plus le centre restera moelleux ; plus c’est fin, plus le résultat sera croustillant.
2. Première friture
Dans une petite poêle, versez suffisamment d’huile pour couvrir au moins la moitié de l’épaisseur des rondelles. À feu moyen, faites chauffer l’huile, puis déposez les morceaux de banane. L’idée n’est pas de les colorer fortement à cette étape, mais de les cuire. Comptez environ 3 à 4 minutes de chaque côté. Les rondelles doivent devenir légèrement dorées et plus tendres, mais pas trop foncées.
3. Écraser les rondelles
Retirez-les de l’huile et laissez-les égoutter sur du papier absorbant ou simplement une assiette. C’est là qu’intervient l’étape qui donne leur forme typique aux tostones : on écrase chaque morceau pour former une galette. Dans une cuisine toute équipée, on utilise parfois un presse-tostones, mais en road trip, un simple fond de verre, une petite assiette, ou même une planchette de bois fait l’affaire. Posez la rondelle entre deux feuilles de papier cuisson (ou un sac plastique propre découpé) pour éviter que ça colle, et pressez fermement. Vous obtenez un disque de 0,5 à 1 cm d’épaisseur.
4. Deuxième friture
Remettez l’huile à chauffer, cette fois un peu plus vive. Plongez les disques de banane dans l’huile chaude quelques minutes, jusqu’à ce qu’ils deviennent bien dorés et croustillants sur les bords. Retournez-les à mi-cuisson pour une coloration uniforme. Là encore, prévoyez environ 2 à 3 minutes par côté, pas plus, pour éviter de brûler l’extérieur.
5. Assaisonnement
Égouttez les tostones sur du papier absorbant. Salez immédiatement, tant que c’est chaud. Dans plusieurs îles et pays, on frotte parfois la surface avec une gousse d’ail écrasée, ou on ajoute un peu d’ail en poudre et de poivre. À vous d’adapter selon ce que vous avez dans votre sac de cuisine de voyage.
Cette base vous permet déjà de faire des tostones simples, qui peuvent accompagner quasiment tous les plats salés. En autotour, je les utilise souvent pour “compléter” une assiette un peu légère : une boîte de thon, une salade de tomates et d’oignons, quelques tostones bien croustillants, et vous avez un repas sérieux sans restaurant, pratique si vous êtes dans un coin isolé ou que vous voulez limiter les frais.
Vous pouvez aussi adapter la recette à vos conditions de voyage. Si vous êtes en van et que vous voulez économiser l’huile, faites frire dans une poêle à rebord moyen avec juste une fine couche d’huile, quitte à retourner les tostones plus souvent. Si vous êtes dans une location bien équipée, testez des variantes : un passage rapide au four après la friture pour garder les tostones chauds le temps de préparer le reste, ou un petit bol de sauce tomate épicée pour tremper chaque morceau.
Où manger les meilleurs tostones en road trip : pays, îles et types d’adresses
Maintenant que la technique n’a plus de secret pour vous, intéressons-nous au terrain : où trouver de bons tostones pendant un autotour, et dans quelles conditions ? En pratique, ce plat est présent dans énormément de pays, mais certaines régions se démarquent pour la fréquence, la qualité et la variété des recettes.
Cuba
En circuit autotour à Cuba, vous croiserez des tostones dans la plupart des casas particulares qui proposent le dîner. Ils arrivent souvent en accompagnement d’un poisson grillé (dorade, mérou, langouste) ou de viande (poulet, porc). L’avantage ici : les familles savent les faire, elles ont l’habitude de travailler la banane plantain pour tous leurs repas. En bord de route, dans certaines cafétérias ou petits restos populaires, surveillez les plats du jour : si vous lisez “plátano frito” ou “tostones”, vous êtes au bon endroit.
République dominicaine
Dans ce pays, les tostones sont omniprésents, surtout dans les “comedor” et petits restaurants fréquentés par les locaux. En road trip entre Saint-Domingue, la péninsule de Samaná, le nord de l’île ou la région de Barahona, vous verrez régulièrement des stands de poulet frit accompagnés de riz, haricots rouges et tostones. C’est un bon plan pour un repas rapide et consistant à mi-journée. Les prix restent généralement abordables, et la portion de banane plantain permet de tenir plusieurs heures de route.
Porto Rico et autres îles des Caraïbes
À Porto Rico, les tostones sont presque un symbole culinaire, notamment sur la côte. En road trip le long du littoral, vous trouverez des “kioskos” ou petits restaurants de plage qui servent des assiettes de fruits de mer, de poisson frit, avec une belle portion de tostones. L’association poisson + tostones + citron vert est un classique que vous retrouverez aussi dans d’autres îles, parfois avec des variantes de sauces (mojo à l’ail, sauce piquante maison, etc.).
Colombie, Panama, Costa Rica, Équateur
Dans ces pays, vous trouverez plus souvent le terme “patacones” que “tostones”, mais la logique est la même : des rondelles de bananes plantain écrasées et frites. En road trip sur la côte caraïbe colombienne (Cartagena, Santa Marta, Palomino…), les patacones accompagnent très souvent poisson et ceviche. Au Costa Rica, vous les verrez dans les “sodas” (petits restos locaux) au même titre que le riz et les haricots. C’est un excellent moyen de manger comme les locaux, pour un prix raisonnable, même dans des zones touristiques.
Quels types d’adresses privilégier ?
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Restaurants de bord de route : parfaits pendant une longue journée de conduite. Si vous voyez plusieurs voitures locales garées devant, c’est souvent bon signe. Les tostones y sont généralement faits à la commande, donc plus frais et croustillants.
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Petites gargotes de plage : idéales pour une pause en milieu de journée. L’association “poisson fraîchement pêché + tostones + banane mûre frite” est très fréquente dans les îles et le long des côtes.
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Comedor, soda, paladar, fonda : ces termes désignent souvent des restos familiaux, moins touristiques. Les tostones y sont bon marché et servis en quantité. En autotour, ce sont des étapes intéressantes pour garder un budget nourriture maîtrisé.
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Hébergements chez l’habitant : si on vous propose le dîner, demandez explicitement s’il est possible d’avoir des tostones en accompagnement. Cela peut être l’occasion de voir en direct comment la famille locale prépare ses bananes plantain, et d’apprendre quelques astuces supplémentaires.
Pour éviter les mauvaises surprises, un conseil pratique : lorsque vous arrivez dans une nouvelle ville ou un nouveau village, faites un rapide tour à pied ou en voiture autour de votre hébergement pour repérer les endroits où vous pourriez manger des tostones le soir venu. Cela vous évite de tourner longtemps après la nuit tombée, surtout dans des zones où l’éclairage public est limité.
Autre point à surveiller : dans les zones ultra-touristiques, certains restaurants facturent les accompagnements (dont les tostones) bien plus cher qu’ailleurs. Si votre budget est serré, cherchez plutôt les adresses un peu en retrait des centres très fréquentés, là où mangent les travailleurs locaux. Les portions de bananes plantain y sont souvent plus généreuses, pour un prix inférieur.
Intégrer les tostones dans son organisation d’autotour : budget, timing et logistique
Au-delà de l’aspect purement gastronomique, les tostones peuvent devenir un véritable outil d’organisation pendant un voyage en road trip. Quand on prépare ses journées de route, on doit jongler entre les distances, les arrêts photos, les visites, les pleins d’essence, et les repas. Avoir en tête quelques repères autour de ce plat à base de banane plantain vous aide à optimiser votre temps et votre budget.
Gestion du budget repas
Dans beaucoup de pays d’Amérique latine et des Caraïbes, la banane plantain est bon marché. Conséquence directe : les plats et recettes basés sur les tostones restent abordables. Dans un comedor local, vous pourrez souvent ajouter une portion de tostones pour l’équivalent d’un euro ou deux (parfois moins). C’est une manière simple de rendre un plat de base plus consistant, sans doubler la note.
Si vous voyagez à plusieurs, partager une grande assiette de tostones au centre de la table peut aussi limiter les suppléments. C’est d’autant plus utile dans les îles où les prix grimpent rapidement sur les côtes touristiques. À Porto Rico, par exemple, un plat principal peut être cher, mais l’ajout d’une portion de bananes plantain à partager reste souvent très raisonnable.
Timing pendant la journée de route
Les tostones se préparent en quelques minutes lorsqu’un restaurant fonctionne bien et a l’habitude. C’est un autre avantage en road trip : vous ne perdez pas une heure à attendre. Lorsqu’un établissement est fréquenté, la friteuse tourne en permanence, ce qui permet de servir rapidement. Si vous êtes pressé par le timing (arriver avant la nuit, atteindre un col de montagne avant la tombée du jour, rejoindre un ferry), c’est un type de plat intéressant à privilégier.
À l’inverse, si vous constatez que le restaurant est presque vide en pleine journée, le service peut être plus long. Dans ce cas, précisez clairement que vous souhaitez un plat simple avec tostones, ou demandez le plat du jour “avec banane plantain frite”. Cela limite le risque d’attente excessive.
Courses et autonomie
Si vous avez de quoi cuisiner (plaque électrique dans un appartement, réchaud dans un van, cuisine partagée en guesthouse), les tostones deviennent une option très pratique pour vos repas. Dans les marchés locaux ou les petits supermarchés, vous trouverez facilement des bananes plantain vertes. Elles se conservent plusieurs jours sans réfrigération, tant que vous les gardez dans un endroit sec et ventilé. C’est un atout logistique pour un autotour : vous pouvez acheter un petit stock pour 3 à 4 jours de route sans encombrer le frigo.
Une stratégie que j’utilise souvent :
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Achat le matin ou la veille de quelques bananes plantain et d’éléments faciles à trouver : œufs, tomates, oignons, une boîte de thon ou de haricots, un citron vert.
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Repas du soir préparé sur place : tostones + œufs brouillés + salade de tomates, par exemple. Coût réduit, vaisselle limitée, et pas besoin de ressortir en voiture après une longue journée.
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Possibilité de refaire des tostones le lendemain midi si vous disposez d’un réchaud transportable (certains voyageurs emportent un petit réchaud à gaz même en autotour avec voiture de location).
Hygiène et sécurité alimentaire
Dans les pays où l’hygiène peut varier d’un établissement à l’autre, choisir des aliments passés à l’huile bouillante peut être un peu plus rassurant. La friture ne règle pas tout, mais dans un contexte de voyage, un plat bien chaud, frit à la commande, offre souvent moins de risques qu’une préparation tiède restée longtemps à température ambiante. Les tostones, consommés très chauds, entrent dans cette catégorie d’options plutôt sûres, surtout si vous les associez à des aliments simples et bien cuits (riz, poulet grillé, poisson frit).
De votre côté, si vous cuisinez vous-même en road trip, veillez à ne pas réutiliser trop longtemps la même huile. Une astuce simple pour limiter les quantités : utiliser une petite poêle pour faire des bains d’huile plus modestes. Vous pouvez aussi compléter vos tostones avec une salade de crudités lavées à l’eau minérale (et non au robinet si l’eau n’est pas potable), ce qui permet d’alléger le repas sans prendre de risques inutiles.
Astuce de terrain : cuisiner et adapter les tostones selon votre style de voyage
Chaque voyageur a sa façon de vivre un road trip. Certains privilégient les restaurants à chaque repas, d’autres alternent entre restos et cuisine autonome, d’autres encore voyagent en van ou 4×4 aménagé avec une autonomie quasi complète. Les tostones peuvent s’adapter à ces profils si vous anticipez un minimum.
En voiture de location, hébergements classiques
Si vous changez d’hébergement presque chaque soir et que vous n’avez pas toujours une cuisine à disposition, concentrez-vous sur :
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Les repas du soir dans les casas particulares, guesthouses ou B&B : demandez à l’avance s’ils proposent un dîner avec tostones en accompagnement. Cela vous garantit un repas chaud sans reprendre la voiture.
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Les déjeuners en route : repérez les petits restos locaux qui annoncent “plato del día” ou “menu del día” avec banane plantain. C’est souvent l’option la plus efficace en termes de rapport temps/prix/quantité.
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Les encas : certains vendeurs de rue proposent des tostones déjà prêts, parfois conditionnés. À privilégier lorsqu’ils sont bien chauds et préparés devant vous.
En van aménagé ou camping-car
Dans ce cas, vous avez plus de liberté. Vous pouvez :
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Transporter un petit stock de bananes plantain vertes, de l’huile et quelques épices de base.
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Préparer des tostones le soir sur votre réchaud, surtout si vous stationnez dans un camping ou un spot autorisé où vous pouvez cuisiner tranquillement.
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Adapter la cuisson : si la friture vous gêne (odeur dans le van, gestion de l’huile), vous pouvez faire une version “poêlée” avec moins d’huile, même si le résultat sera un peu moins croustillant.
Une astuce utile : faites une première fournée de tostones en fin de journée, gardez-en une partie pour le lendemain midi. Réchauffés rapidement à la poêle, ils restent corrects. Cela vous permet d’avoir un accompagnement prêt en quelques minutes pour un repas improvisé sur une aire de pique-nique ou un point de vue.
Version “light” ou adaptée à vos contraintes
Si vous faites attention à votre consommation de friture, sachez qu’il est possible d’approcher la texture des tostones avec un peu moins d’huile :
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Cuisson initiale à l’eau : faites d’abord cuire les rondelles de banane plantain dans de l’eau bouillante salée quelques minutes pour les attendrir, avant de les écraser et de les poêler avec une fine couche d’huile. C’est une variante que j’ai vue chez certains hôtes soucieux de limiter la friture.
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Cuisson au four : dans une location équipée d’un four, vous pouvez huiler légèrement les disques de banane plantain, les écraser et les passer au four à température élevée, en les retournant à mi-cuisson. Le résultat est différent des tostones traditionnels, mais reste intéressant pour un road trip où vous voulez manger plus “léger”.
Variantes régionales et idées pour varier en voyage
Selon les pays, vous verrez aussi des tostones servis :
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Avec du fromage fondu par-dessus, façon gratin improvisé.
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En “tostones rellenos” : les disques de banane plantain forment des petites coupelles garnies de viande, de crevettes, de fromage ou de légumes.
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Avec différentes sauces : sauce à l’ail, sauce piquante locale, sauce tomate maison.
Profitez de ces variantes pour noter ce qui vous plaît le plus, et reproduire ensuite les idées dans vos propres recettes de voyage. Sur un long autotour de plusieurs semaines, cela évite la lassitude et vous permet de continuer à utiliser la banane plantain comme base, tout en gardant des repas variés.
En résumé, qu’il s’agisse de Cuba, de la République dominicaine, de Porto Rico, de la Colombie ou d’autres îles caribéennes, les tostones sont plus qu’un simple accompagnement : ce sont des repères utiles pour organiser vos repas, maîtriser vos dépenses et gagner du temps sur la route. En comprenant ce plat, en sachant où le trouver et comment le préparer, vous ajoutez une corde de plus à votre arc de voyageur autonome en autotour, tout en vous connectant concrètement à l’alimentation quotidienne des pays que vous traversez.

