Comprendre la monnaie à Bali fait partie des bases à maîtriser avant de prendre le volant pour un road trip sur l’île des Dieux. Entre les zéros qui s’alignent sur les billets, le mix fréquent entre roupies et prix affichés en dollars, et les petites habitudes locales (négociation, pourboires, frais bancaires), il est facile de perdre ses repères les premiers jours. Avec quelques notions claires et des réflexes simples, vous pouvez pourtant « lire » les prix comme un local en moins de 10 minutes.
Monnaie à Bali : les bases indispensables avant de partir
Comment s’appelle la monnaie à Bali ?
La monnaie officielle utilisée à Bali est la roupie indonésienne, abrégée IDR ou Rp. C’est la même monnaie partout en Indonésie, que vous soyez à Bali, Java, Lombok ou ailleurs dans l’archipel.
Vous verrez donc très souvent des prix écrits de cette façon :
- Rp 20 000
- 20.000 IDR
- 20K (le “K” signifiant « mille »)
Les trois notations désignent exactement la même chose : vingt mille roupies.
Ordre de grandeur : à quoi ressemblent les prix en roupies ?
La première difficulté pour un voyageur, c’est le nombre de zéros sur les billets et les prix. Sans repère, 50 000 ou 200 000 peuvent paraître énormes alors qu’il s’agit en réalité de montants courants.
Pour avoir un ordre d’idée (taux variable, mais les proportions restent semblables) :
- 1 € ≈ 16 000 à 18 000 IDR (vérifiez le taux actualisé avant de partir)
- Un petit plat dans un warung local : 25 000 – 40 000 IDR
- Une nuit en guesthouse simple : 250 000 – 400 000 IDR
- Un plein d’essence pour un scooter : souvent moins de 50 000 IDR
Sur place, vous prendrez vite l’habitude de compter en centaines de milliers :
- 100 000 IDR
- 200 000 IDR
- 500 000 IDR
Ce sont les montants qui reviennent le plus souvent pour l’hébergement, les activités ou les transferts en voiture.
Billets et pièces : à quoi ressemble la roupie indonésienne ?
Pour un autotour, il est utile de bien connaître les coupures existantes, surtout pour payer l’essence, les péages éventuels, les parkings et les petits achats en route.
Les billets les plus fréquents sont :
- 1 000 IDR (rarement utilisé, petit montant)
- 2 000 IDR
- 5 000 IDR
- 10 000 IDR
- 20 000 IDR
- 50 000 IDR
- 100 000 IDR
Il existe aussi des pièces (coins) en 100, 200, 500 et 1 000 IDR, mais elles sont de moins en moins utilisées au quotidien. Pour un voyage en road trip, la plupart de vos dépenses se feront en billets.
Comment éviter de se tromper avec les zéros ?
Le réflexe le plus simple : mentalement, supprimez trois zéros pour avoir un ordre de grandeur rapide. Par exemple :
- 50 000 IDR → 50 → pensez « un peu plus de 3 € »
- 150 000 IDR → 150 → pensez « autour de 9–10 € »
- 500 000 IDR → 500 → pensez « autour de 30 € »
Ce n’est pas exact au centime près, mais suffisamment fiable pour évaluer rapidement si un prix est raisonnable ou non dans le contexte local.
Payer à Bali : quand utiliser cash, carte ou appli de paiement
Faut-il partir avec des euros ou retirer sur place ?
Pour un voyage en autotour, le schéma le plus pratique est le suivant :
- Prendre une petite somme en euros (par exemple 100 à 200 €) en secours
- Retirer la majorité de votre argent directement sur place en roupies (ATM)
Changer des euros en roupies dans une banque en France est rarement avantageux. Les taux sont généralement moins bons que sur place, et la roupie n’est pas toujours disponible facilement.
Sur Bali, vous trouverez des distributeurs dans :
- Les aéroports (Denpasar)
- Les grandes villes et zones touristiques : Kuta, Seminyak, Canggu, Ubud, Sanur, etc.
- Une partie des stations-service sur les grands axes
En revanche, dans des zones plus reculées ou sur certaines routes secondaires, les ATM deviennent rares. Pour un road trip, prévoyez donc toujours un peu de marge en liquide avant de vous éloigner des grandes villes.
Combien retirer à chaque fois ?
La plupart des distributeurs balinais limitent le montant par retrait, souvent entre 2 000 000 et 3 000 000 IDR (soit 120 à 190 € environ). Avec plusieurs retraits consécutifs, vous pouvez toutefois obtenir plus si nécessaire.
Pour optimiser vos frais bancaires :
- Vérifiez les frais de votre banque pour les retraits hors zone euro
- Si possible, utilisez une carte type « voyageur » avec frais réduits ou nuls
- Retirez des montants raisonnablement élevés pour limiter le nombre de retraits
Gardez ensuite une partie du cash à l’hôtel ou dans un endroit sécurisé, et une petite somme sur vous pour les dépenses de la journée.
Carte bancaire : où pouvez-vous payer sans liquide ?
Le paiement par carte est de plus en plus courant à Bali, mais loin d’être généralisé. De manière très schématique :
- Hôtels, villas, restaurants touristiques, agences de location : paiement par carte généralement accepté
- Warungs locaux, petits stands, parkings, essence, petits commerces : paiement majoritairement en liquide
En road trip, vous allez obligatoirement passer par de petits vendeurs (fruits, boissons, snacks), des parkings improvisés, des warungs de bord de route, etc. Pour tous ces achats, le cash reste incontournable.
Applications de paiement et paiement en ligne
Les Balinais utilisent de plus en plus des applications locales de paiement (comme GoPay ou OVO), mais elles sont principalement utiles pour les résidents. Pour un voyageur, l’essentiel est de :
- Prévoir une carte bancaire qui fonctionne à l’international
- Activer les paiements en ligne pour réserver hébergements, transferts et location de véhicule
- Garder du cash pour tout ce qui ne passera pas par les plateformes
Décoder les prix comme un local : astuces pratiques sur le terrain
Quand un prix est-il affiché en rupiah ou en dollars ?
Dans certaines zones touristiques (surtout à Bali Sud), vous verrez parfois des prix exprimés en USD, notamment pour :
- Les excursions organisées
- Les plongées et activités nautiques
- Certains hébergements de standing
- Les services de chauffeur privé ou de guide réservés en ligne
Sur place, les Balinais raisonnent essentiellement en roupies. Si un prix est indiqué en dollar, demandez-lui systématiquement la conversion en IDR. Cela vous permettra de comparer avec d’autres offres locales et d’éviter les mauvaises surprises liées au taux de change appliqué.
Pourquoi certains prix semblent très bas… ou très élevés ?
Avec la roupie, tout est une question de repère. Quelques exemples typiques lors d’un autotour :
- Essence : si on vous propose de remplir votre scooter pour 30 000 à 40 000 IDR, c’est normal
- Parking : 2 000 à 5 000 IDR pour un scooter, 5 000 à 10 000 IDR pour une voiture, c’est le tarif local courant
- Entrée de temple : souvent entre 20 000 et 60 000 IDR par personne, plus éventuellement un parking
À l’inverse, si on vous annonce :
- 200 000 IDR pour un parking non officiel
- 100 000 IDR pour un top-up d’essence minime sur le bord de la route
C’est probablement exagéré. Dans ce genre de situation, gardez votre calme, souriez, négociez un peu, et n’hésitez pas à comparer avec les prix habituels.
Négociation : où c’est normal, où ça ne l’est pas
La négociation fait partie du quotidien dans de nombreux contextes à Bali. En autotour, vous serez régulièrement confronté à des prix « à discuter » :
- Souvenirs, vêtements, sarongs sur les marchés
- Transferts privés non réservés à l’avance
- Certaines activités ou tours achetés directement sur place
En revanche, il y a des situations où négocier n’est pas adapté :
- Petits warungs locaux avec prix affichés
- Stations-service officielles (Pertamina)
- Minimarkets (Indomaret, Alfamart, etc.)
- Entrées de temples avec billetterie officielle
Un bon repère : si le prix est clairement affiché sur une étiquette ou un panneau officiel, considérez qu’il n’y a pas à négocier. Si le prix est donné à l’oral et semble un peu flou, un léger marchandage est souvent attendu.
Pourboires : faut-il donner un tip à Bali ?
Le pourboire n’est pas obligatoire à Bali, mais il est apprécié. Dans un contexte de road trip, vous pouvez envisager :
- Laisser 5 000 à 20 000 IDR dans les petits restaurants si le service a été sympa
- Arrondir au billet supérieur pour un chauffeur privé ou un guide, surtout sur une longue journée
- Laisser un petit billet à l’équipe d’un homestay ou d’une guesthouse, surtout si vous restez plusieurs nuits
Il ne s’agit pas de reproduire le modèle de pourboire nord-américain. Voyez ça plutôt comme un geste de gratitude pour un service rendu, sans pression.
Gérer son budget en road trip à Bali : repères et chiffres concrets
Budget quotidien moyen pour un autotour à Bali
Les montants varient selon votre style de voyage, mais pour un road trip « classique » en couple, voici une fourchette indicative par jour (pour deux personnes) :
- Hébergement : 300 000 à 700 000 IDR (guesthouse / hôtel de milieu de gamme)
- Repas : 200 000 à 400 000 IDR (warungs + quelques restaurants plus touristiques)
- Location de scooter ou voiture :
- Scooter : 60 000 à 100 000 IDR / jour
- Voiture : 250 000 à 500 000 IDR / jour (hors essence), plus chère si avec chauffeur
- Essence : 30 000 à 80 000 IDR / jour selon les distances
- Activités, entrées de sites, parkings : 100 000 à 300 000 IDR
En résumé, pour un voyage en autotour assez confortable, un budget de 900 000 à 1 500 000 IDR par jour pour deux (environ 55 à 95 € selon le taux) est une base réaliste.
Où vous dépenserez le plus en road trip
Quand on prépare un itinéraire, on pense souvent surtout aux hébergements. Pourtant, pour un voyage en autonomie à Bali, les dépenses significatives se répartissent différemment :
- Les transferts et la location du véhicule : surtout si vous optez pour une voiture avec chauffeur, solution fréquente à Bali
- Les activités payantes : rafting, plongée, snorkeling, excursions dans les rizières ou les volcans
- Les hébergements dans les zones très touristiques : par exemple à Ubud centre, Canggu, Seminyak, Nusa Dua
En revanche, la nourriture peut rester très abordable si vous mangez régulièrement dans des warungs locaux, et l’essence pèse relativement peu dans le budget global, même en multipliant les kilomètres.
Bonnes pratiques pour ne pas exploser son budget en roupies
Quelques réflexes simples peuvent vous faire économiser plusieurs centaines de milliers de roupies sur un séjour :
- Utiliser les warungs pour au moins un repas par jour : cuisine locale, prix locaux
- Privilégier les distributeurs de banques connues (BNI, BCA, Mandiri) pour limiter les frais et réduire les risques de fraude
- Éviter d’échanger du cash dans les bureaux de change douteux qui affichent des taux très attractifs
- Réserver en amont les gros postes de dépense (location de voiture avec chauffeur, activités majeures) pour verrouiller le prix
C’est ce type d’approche pragmatique qui permet de garder le contrôle sur vos dépenses, sans renoncer aux expériences fortes qui font l’intérêt d’un autotour.
Pièges classiques liés à la monnaie à Bali (et comment les éviter)
Les bureaux de change « trop beaux pour être vrais »
Dans certaines zones comme Kuta ou Legian, vous verrez des panneaux annonçant des taux de change bien meilleurs que la moyenne. Le risque :
- Faux billets
- Comptage « approximatif » des billets remis
- Frais cachés ou conditions floues
Préférez toujours :
- Les bureaux de change affiliés à une banque connue
- Les bureaux situés dans des centres commerciaux ou près des grandes banques
- Les distributeurs (ATM) plutôt que l’échange manuel, si votre carte le permet
Les distributeurs défectueux ou piégés
Comme partout, il arrive que des ATM soient équipés de dispositifs de skimming ou aient simplement des dysfonctionnements. Pour limiter les risques :
- Retirez dans la journée, dans des lieux fréquentés
- Évitez les distributeurs isolés dans des zones touristiques très denses
- Vérifiez les montants débités sur votre compte dès que vous disposez d’une connexion internet
- Couvrez le clavier au moment de saisir votre code
Les billets abîmés ou refusés
Les commerçants balinais refusent parfois :
- Les billets déchirés ou scotchés
- Les billets très froissés
- Certains vieux billets encore en circulation mais peu utilisés
Au distributeur, prenez le temps de vérifier l’état de vos billets. Si vous recevez des coupures très abîmées, essayez de les utiliser rapidement dans de grands commerces ou pour payer un hébergement, qui acceptent parfois plus facilement ces billets.
Les erreurs de conversion lorsqu’on est fatigué
Après plusieurs heures au volant sur les routes balinaises, entre la chaleur, la circulation et les changements de paysages, il est facile de perdre un peu en vigilance. Deux moyens de sécuriser vos conversions :
- Installer une application de conversion de devises sur votre téléphone et la consulter régulièrement
- Préparer un petit mémo papier avec des équivalences clés (100 000 IDR ≈ X €, 200 000 IDR ≈ Y €, etc.)
En road trip, ce genre de mémo est utile à deux : l’un conduit, l’autre vérifie les prix, les distances, les réservations… Un travail d’équipe qui permet d’éviter les erreurs en cascade.
Confusion entre 10 000 et 100 000 IDR
Les billets de 10 000 et 100 000 IDR peuvent prêter à confusion si vous ne regardez pas attentivement le nombre de zéros. Pour limiter le risque :
- Classez vos billets par valeur dans votre porte-monnaie
- Utilisez une pochette séparée pour les billets de 100 000 IDR
- Prenez l’habitude de vérifier systématiquement le billet que vous tendez, surtout lorsque vous payez de petites sommes
Ressources complémentaires pour bien gérer l’argent à Bali
Si vous préparez un itinéraire en autonomie et que vous voulez approfondir ces notions avant le départ, vous trouverez sur Autotours.fr un contenu détaillé et actualisé sur la monnaie balinaise, les retraits, les paiements et les frais à anticiper. Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre dossier complet pour savoir quelle est la monnaie à Bali et comment l’utiliser intelligemment en voyage, avec d’autres exemples chiffrés et des retours d’expérience issus de plusieurs road trips sur l’île.


