Cuba apparaît souvent comme un simple trait allongé sur les cartes du monde, coincé entre la Floride, le golfe du Mexique et les grandes Antilles. Mais pour préparer un autotour sur l’île, comprendre précisément où se situe Cuba, comment elle s’insère dans la région Caraïbe, et ce que cela implique pour votre itinéraire est loin d’être anecdotique. La position de Cuba influence directement le climat, les distances, les liaisons aériennes, la durée des trajets en voiture et même votre façon d’organiser les étapes.
1. Situer Cuba sur la carte du monde : repères simples et concrets
1.1. Où se trouve Cuba exactement ?
Cuba est un État insulaire situé dans la mer des Caraïbes, au nord des Antilles, à mi-chemin (grossièrement) entre l’Amérique du Nord et l’Amérique centrale. Concrètement :
- Au nord : la Floride (États-Unis), séparée par le détroit de Floride, avec environ 150 km entre La Havane et Key West à vol d’oiseau.
- À l’ouest : le Mexique, de l’autre côté du golfe du Mexique.
- Au sud : la Jamaïque et les îles Caïmans.
- À l’est : Haïti et la République dominicaine, sur l’île voisine d’Hispaniola.
Sur un planisphère, Cuba se situe dans l’hémisphère nord, en zone tropicale, légèrement au sud du tropique du Cancer. Elle constitue la plus grande île des Caraïbes, avec plus de 1200 petits îlots et cayos qui l’entourent.
1.2. Format et taille de l’île : un “cigare” de plus de 1000 km
Pour préparer un road trip, il est utile de visualiser la shape de l’île :
- Longueur approximative de l’île principale : environ 1250 km d’est en ouest.
- Largeur moyenne : 50 à 200 km selon les régions.
- Superficie : un peu plus de 100 000 km² (à titre de comparaison, c’est proche de la taille du Portugal).
Cuba est donc une île longue et relativement étroite. Cela a deux conséquences directes pour un autotour :
- Les trajets d’est en ouest peuvent être très longs, même sur l’axe principal (autoroute dite “Autopista Nacional”).
- Le nord et le sud de l’île sont rapidement accessibles depuis un axe central, ce qui facilite les boucles et itinéraires en étoile.
1.3. Les grandes régions à repérer sur la carte
Avant de tracer un itinéraire, il est utile de découper Cuba en grandes zones géographiques, toujours en ayant une carte sous les yeux :
- La partie occidentale (Ouest) :
- Province de Pinar del Río et vallée de Viñales (paysages karstiques, plantations de tabac).
- La Havane (capitale, en bord de mer, presque au centre-nord de l’île si l’on regarde d’ouest en est).
- La partie centrale :
- Cienfuegos, Trinidad, Santa Clara : triangle souvent au cœur des circuits classiques.
- Les cayos du nord (Cayo Santa María, Cayo Guillermo, Cayo Coco) reliés au continent par des routes surélevées (pedraplen).
- La partie orientale (Est) :
- Camagüey, Bayamo, Santiago de Cuba, Baracoa.
- Relief plus montagneux, ambiance plus “caraïbe” et un peu moins fréquentée par les circuits courts.
Visualiser ces blocs sur une carte du monde (ou au minimum sur une carte de la Caraïbe) aide immédiatement à comprendre ce qu’il est réaliste de couvrir en 10, 15 ou 20 jours d’autotour.
2. Ce que la position géographique de Cuba implique pour votre voyage
2.1. Climat tropical et saisons : lien direct avec la latéralisation de l’île
La position de Cuba dans la ceinture tropicale détermine un climat globalement chaud et humide, avec deux grandes saisons :
- Saison sèche (en gros de novembre à avril) :
- Températures plus modérées (25–28°C en journée).
- Moins de pluie, climat plus stable.
- Période idéale pour les longs trajets en voiture et la visite de plusieurs régions.
- Saison humide (de mai à octobre) :
- Chaleur plus marquée, air plus lourd.
- Averses tropicales, parfois intenses mais souvent brèves.
- Période des ouragans : risque plus élevé d’août à octobre.
Le fait que l’île s’étende sur plus de 1000 km d’ouest en est crée aussi de légères variations régionales :
- L’est (Santiago, Baracoa) peut être un peu plus humide et chaud.
- La côte nord est plus exposée aux influences venant de l’Atlantique.
- La côte sud (Trinidad, Santiago) peut parfois bénéficier d’un climat légèrement plus sec selon les périodes.
Lors de la préparation d’un autotour, la conséquence est simple : selon le mois de votre voyage, vous pouvez légèrement adapter votre itinéraire en privilégiant telle ou telle côte, ou en prévoyant des jours “flexibles” en cas de mauvais temps.
2.2. Décalage horaire et fatigue de voyage
La position de Cuba à l’ouest de l’Europe et à l’est de la côte ouest américaine implique un décalage horaire qui joue sur votre état de forme à l’arrivée :
- Depuis la France (heure d’hiver) : généralement -6 heures.
- Depuis le Québec : généralement -1 heure (ou 0 selon les périodes de changement d’heure).
Concrètement, débarquer à La Havane après 9 à 11 heures de vol, plus un décalage significatif, n’est pas l’idéal pour enchaîner directement avec un long trajet en voiture. En tenant compte de la position géographique de Cuba :
- Prévoyez une première nuit sur place dans la ville d’arrivée (souvent La Havane).
- Ne programmez pas plus de 2 heures de route le jour J si vous devez malgré tout récupérer un véhicule.
- Pensez que le soleil se couche relativement tôt sous ces latitudes, en particulier en hiver : rouler de nuit sur des routes moins bien éclairées n’est pas recommandé.
2.3. Influence de la mer et de la latitude sur les activités
L’encerclement complet de Cuba par la mer Caraïbe, l’Atlantique et le golfe du Mexique impacte le rythme de votre autotour :
- Température de l’eau généralement agréable une grande partie de l’année, ce qui justifie l’intégration de jours “balnéaires” (cayos, plages du nord ou du sud).
- Fortes expositions au soleil en raison de la latitude tropicale : prévoir crèmes solaires, chapeaux, lunettes de soleil, et ajuster vos heures de conduite (éviter les milieux de journée, préférer tôt le matin ou fin d’après-midi).
- Baignades et snorkeling fréquents, à anticiper dans le planning : alterner journées de route et journées plus calmes en bord de mer réduit la fatigue.
Sur la carte, on voit que la plupart des grandes villes cubaines sont proches de la côte. Ce maillage côtier vous permet de prévoir un itinéraire alternant visites urbaines, vallées intérieures (Viñales, Topes de Collantes) et plages en relativement peu de kilomètres.
3. Comprendre les distances à l’échelle de la carte pour mieux planifier son autotour
3.1. Erreurs fréquentes de lecture de la carte
À l’échelle d’un planisphère, Cuba paraît compacte. Dès qu’on zoome, la réalité est différente. Voici quelques erreurs fréquentes :
- Vouloir faire l’ouest + le centre + l’est en 10 jours :
- Un aller simple La Havane – Santiago de Cuba représente environ 850–900 km.
- En pratique, cela signifie 12 à 14 heures de route selon les pauses et l’état des axes.
- Sous-estimer les temps de trajet :
- Les limitations de vitesse, les traversées de villages, la signalisation et l’éclairage parfois incomplets ralentissent la progression.
- Compter souvent 60–70 km/h de moyenne réelle sur un trajet long, même sur les “grands axes”.
- Multiplier les changements d’hébergements :
- Changer de casa particular tous les jours génère de la fatigue.
- Mieux vaut laisser la carte guider un découpage en 2 ou 3 grandes zones de séjour.
3.2. Quelques repères de distances utiles
Pour transformer la carte de Cuba en outil concret de préparation, voici des ordres de grandeur de trajets fréquemment empruntés :
- La Havane – Viñales : environ 180–190 km
- Soit 3 à 4 heures de route selon les arrêts.
- La Havane – Cienfuegos : environ 230–250 km
- Compter 4 à 5 heures, en fonction du trafic et des pauses.
- La Havane – Trinidad : environ 320–350 km
- Plutôt une grosse demi-journée / journée de route avec quelques arrêts.
- Trinidad – Camagüey : environ 260–280 km
- Camagüey – Santiago de Cuba : environ 340–360 km
- La Havane – Varadero : environ 150 km
- Faisable en 2–3 heures, souvent en début ou fin de séjour.
Ces distances vous permettent déjà de visualiser sur la carte des zones cohérentes à regrouper au sein d’un même itinéraire, afin de limiter les journées “100 % route”.
3.3. Découper intelligemment l’île à partir de la carte
Une approche pragmatique consiste à transformer la carte de Cuba en trois “blocs d’autotour” :
- Bloc Ouest (7 à 10 jours possibles) :
- La Havane – Viñales – éventuellement Las Terrazas.
- Idéal pour un voyage court ou un premier contact avec l’île.
- Bloc Centre (7 à 12 jours possibles) :
- La Havane ou Varadero – Cienfuegos – Trinidad – Santa Clara – un cayo du nord.
- Permet d’alterner plages, villes coloniales et nature.
- Bloc Est (10 jours minimum conseillés si intégré au reste) :
- Camagüey – Bayamo – Santiago de Cuba – Baracoa.
- Plus éloigné, plus sauvage, intéressant si vous disposez d’au moins 3 semaines.
À partir d’une carte détaillée, vous pouvez alors décider de combiner deux blocs (Ouest + Centre ou Centre + Est) selon la durée disponible, plutôt que de vouloir traverser toute l’île au pas de course.
4. Utiliser la carte pour calibrer précisément son autotour à Cuba
4.1. Définir son point d’entrée : La Havane ou Varadero
Sur la carte, deux aéroports internationaux sont particulièrement importants pour un voyage en autotour :
- La Havane (HAV) :
- Située sur la côte nord-ouest de l’île.
- Idéale pour un itinéraire Ouest + Centre.
- Temps de transfert vers le centre-ville : environ 30 à 40 minutes en voiture.
- Varadero (VRA) :
- Plus à l’est sur la côte nord, dans une zone balnéaire.
- Pratique si vous commencez ou terminez par quelques jours de plage.
La position de ces aéroports sur la carte conditionne le sens de votre boucle. Exemple :
- Arrivée La Havane – boucle vers l’ouest (Viñales) puis retour par le centre (Trinidad, Cienfuegos) – retour à La Havane.
- Arrivée Varadero – descente vers Cienfuegos, Trinidad – remontée vers La Havane – fin à Varadero.
4.2. Intégrer ou non les cayos : un choix géographique
Les cayos sont situés au large de la côte nord, reliés par de longues digues sur la mer. Sur une carte, on constate qu’ils représentent des “détours” par rapport à l’axe central de l’île. Conséquences pratiques :
- Rejoindre Cayo Santa María depuis Santa Clara implique environ 1h30 à 2h de route.
- Rejoindre Cayo Coco / Guillermo se fait aussi par une route surélevée (pedraplen) après quelques heures de route depuis le continent.
Si votre temps est limité, mieux vaut décider à l’avance, carte en main, si vous intégrez un cayo ou si vous concentrez votre autotour sur les villes coloniales et la campagne. Ajouter un cayo sans tenir compte de sa position peut vite rallonger les distances et casser la fluidité de l’itinéraire.
4.3. S’appuyer sur des cartes spécialisées pour peaufiner son itinéraire
Une première lecture sur une carte du monde ou une carte générale de la Caraïbe permet de situer Cuba et de valider sa faisabilité à l’échelle de votre temps disponible. Pour entrer dans le détail des régions, des axes routiers, des distances et des particularités locales, des ressources plus ciblées sont utiles.
Pour approfondir la compréhension des différentes zones de l’île, des temps de trajet réalistes et des itinéraires types, vous pouvez consulter notre dossier complet sur la carte de Cuba, ses régions et les principaux itinéraires en autotour. Il vous aidera à passer de la simple vision “Cuba sur le planisphère” à un plan de route concret, jour par jour.
5. Aspects pratiques liés à la position de Cuba : transports, formalités et logistique
5.1. Liaisons aériennes : ce que montre (et ne montre pas) la carte du monde
Sur une carte globale, Cuba semble proche de nombreux pays du continent américain. Dans les faits :
- Depuis l’Europe, la plupart des vols sont directs vers La Havane ou Varadero, ou avec une escale (souvent au Canada, en Espagne ou au Panama).
- Depuis l’Amérique du Nord, de nombreux vols existent, mais les liaisons directes avec les États-Unis peuvent varier selon le contexte politique.
- Depuis l’Amérique latine, quelques liaisons régionales existent (Mexique, Panama, etc.), visibles sur une carte des routes aériennes plutôt que sur une carte “classique”.
La carte du monde donne une impression de proximité, mais en termes de temps de trajet, il faut compter :
- Environ 9 à 11 heures de vol depuis l’Europe de l’Ouest.
- Environ 3 à 4 heures de vol depuis Montréal ou Toronto.
Ce temps d’accès influence directement votre première et votre dernière journée d’autotour : prévoyez-les plus légères en conduite, afin de ne pas cumuler fatigue de vol et fatigue de route.
5.2. Formalités d’entrée : impact de la localisation dans la Caraïbe
La position de Cuba dans la région Caraïbe s’accompagne de règles d’entrée spécifiques, qui peuvent varier selon votre pays de départ et les liaisons empruntées :
- Carte touristique / visa :
- Souvent obligatoire pour les ressortissants européens, délivrée par les agences de voyage ou les compagnies aériennes.
- Assurance santé :
- Preuve d’une assurance médicale couvrant Cuba généralement demandée.
- Contexte géopolitique :
- Les relations entre Cuba, les États-Unis et certains autres pays peuvent avoir des conséquences sur les escales et les contrôles.
Ces éléments ne se lisent pas directement sur une carte, mais la compréhension de la position géopolitique de Cuba dans la Caraïbe évite les mauvaises surprises (par exemple, escales à éviter si vous avez ensuite un voyage prévu aux États-Unis).
5.3. Cartes hors ligne et navigation sur place
Enfin, pour transformer ce travail préparatoire “sur la carte du monde” en réalité pratique sur la route :
- Téléchargez des cartes hors ligne (type Maps.me, Google Maps en mode offline ou applications dédiées) couvrant l’ensemble de l’île.
- Ne comptez pas uniquement sur le GPS en ligne : la connexion mobile peut être irrégulière, surtout hors des grandes villes.
- Gardez une carte papier de Cuba dans la voiture : cela reste l’outil le plus simple pour visualiser d’un coup d’œil l’ensemble de l’itinéraire, ajuster une étape ou improviser un détour.
L’idée est de toujours garder en tête l’échelle réelle de Cuba : une île assez grande pour offrir de nombreux itinéraires d’autotour, mais suffisamment compacte pour être parcourue de manière cohérente dès lors qu’on anticipe les distances et les temps de route grâce à une bonne lecture de la carte.

